La Grande Enquête Citoyenne : à vous de jouer
- Équipe de rédaction

- 23 avr. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 29 juin 2025
Depuis des années, les habitants de Chartres assistent aux transformations de leur ville sans y être associés. Les décisions tombent, les projets s’enchaînent, les communiqués se succèdent, mais les citoyens, eux, restent à l’écart.
Il n’y a plus de dialogue, plus de vraie écoute, seulement des consultations formelles, organisées une fois que tout est décidé. On feint d’informer, on simule l’échange, mais les habitants savent que leur parole n’est pas attendue. Ils la sentent inutile. Alors ils se taisent, ou bien ils s’indignent en silence. Et peu à peu, l’écart grandit entre ceux qui décident et ceux qui vivent ici.
C’est contre cet écart que l’association “À Chartres !” a été créée. Non pas pour faire du bruit, mais pour remettre les choses dans le bon ordre. Pour rappeler qu’avant de gérer une ville, il faut l’écouter. Pour rappeler qu’avant d’agir pour les habitants, il faut parler avec eux. C’est pour cela que nous lançons aujourd’hui une grande enquête citoyenne. Ce n’est pas une formalité. Ce n’est pas une opération d’image. Ce n’est pas un alibi. C’est un geste fondateur. Nous voulons savoir ce que vous vivez. Ce que vous voyez. Ce qui vous manque. Ce que vous aimez. Ce que vous supportez sans le dire. Ce que vous attendez sans plus y croire.

Chaque habitant de Chartres est concerné. Qu’il soit jeune ou retraité, commerçant ou étudiant, parent d’élève, usager des transports, propriétaire, locataire, travailleur de la périphérie ou du centre-ville. Tous ont une parole légitime, tous ont une expérience à partager. Et c’est cette parole là, cette expérience là, que nous voulons recueillir. Car nous partons d’un principe simple : ce sont les habitants qui savent le mieux ce qui fonctionne dans leur ville, et ce qui ne fonctionne plus. Ce sont eux qui peuvent éclairer les priorités, pointer les urgences, formuler les besoins.
Cette enquête n’a pas pour but de produire un rapport de plus. Elle servira à construire le socle de notre action. À formuler les orientations qui seront les nôtres. À déterminer ce que nous défendrons demain avec vous, pour vous, grâce à vous. Les réponses seront lues, analysées, mises en perspective. Elles ne resteront pas lettre morte. Nous ne cherchons pas des statistiques : nous cherchons du sens. Nous ne cherchons pas des chiffres : nous cherchons des voix. Des voix que l’on a trop peu entendues jusqu’ici.
" Chartres ne se résume pas à son architecture, à ses aménagements ou à ses chiffres budgétaires. Chartres, c’est d’abord un tissu de vies, de liens, de réalités humaines. "
Alors oui, cela commence simplement. Par quelques minutes à consacrer à ce questionnaire. Quelques cases à cocher, quelques phrases à écrire. Cela peut sembler modeste. Mais c’est tout le contraire. C’est par là que tout commence. Car c’est en prenant cette parole au sérieux que nous espérons reconstruire une confiance trop souvent brisée. Et c’est en partant de cette confiance que nous voulons imaginer, ensemble, une autre façon de penser notre ville.
Chartres ne se résume pas à son architecture, à ses aménagements ou à ses chiffres budgétaires. Chartres, c’est d’abord un tissu de vies, de liens, de réalités humaines. Et c’est ce tissu là que nous voulons remettre au cœur de l’action publique. C’est ce tissu là que cette enquête commence à retisser.
La politique locale ne doit pas se faire sans les habitants. Elle ne doit plus se faire malgré eux. Elle doit se faire avec eux, à partir d’eux. C’est cette conviction qui nous anime, et c’est cette dynamique que nous lançons aujourd’hui.
Prenez la parole. On vous écoute.


